Chapitre 19

Chapitre 19
POV BILL
Nous sommes rentré, et à présent sec.
Je n'y avais pas vraiment pensé avant mais on à coucher ensemble.
Normalement je reste jamais avec les gens que je baise.
Et si on couche ensemble encore, alors, je déglutis fortement, on sera en quelque sorte un couple...
D'une certaine façon.
Je n'aime pas penser de cette façon, il me faut quelqu'un sur qui me soulager.
-Tom appelle un serviteur...
-Quoi ? T'as besoin de quelque chose ?

Je hoche la tête :
-De sa douleur.
Tom se lève silencieusement, va vers l'interphone, avant qu'il sonne je lui dit d'une façon évasive :
-Dis lui d'amener une râpe à fromage...
Il s'exécute, et revient sur le canapé en face, attendant tout comme moi.
On frappe à la porte, je me lève pour aller chercher les menottes, sur le cadavre, qui n'a pas était nettoyé, ses yeux grands ouverts sont secs, et l'odeur fétide qui s'en dégage confirme qu'ils sont en putréfactions.
J'essaye de détacher les menottes, tandis que j'entends les gémissements étouffés provenant sans doute du serviteur.
Les menottes sont accrochées aux canalisations derrière lui, et à cause de sa rigidité cadavérique je n'arrive pas à les lui enlever.
Après maints efforts, je retire les chaines de fer.
En arrivant dans la chambre je vois Tom tenir l'homme qui essaye désespérément de s'enfuir.
-Putain t'en as mis du temps !
Je soupire agacé, puis attache les mains de l'homme qui cri à mort.
-Il n'a pas oublié la râpe à formage ?
Tom me désigna d'un coup de tête l'objet, qui était non loin de la porte.
Je me dirigeais vers, et la saisis.
-Bon Bill, j'en fais quoi ?
- Allonge-le sur ton lit, il me faudrait d'autres cordes pour attacher ses autres membres.

En tirant sur les chaines il arrive à le trainer jusqu'au lit, en attendant il attache ses mains aux barreaux, il me rejoint et se dirige vers l'armoire d'où il avait sortit les menottes.
-Combien ?
-Deux.

Tom sort deux cordes.
On retourne près du lit, l'homme a le visage baigné de larmes et nous supplie :
-S'il vous plait ! J'ai des enfants ! Et une femme !
-Et bien, papa ne rentrera pas ce soir,
dis-je dans un sourire cruel.
Tom m'aida à attacher ses pieds, et s'assis sur sa table de chevet.
-Spectateur ?
-J'admire ton art Bill.

Je me penche sur l'homme avec la râpe :
-Ca va faire mal, ca va faire vraiment très mal, Tom, files moi un couteau.
Il ouvre un tiroir sur la table de chevet où se trouve pas mal de lame.
-Un tranchant ?
-Ouais.

Il sort un de ses couteaux et me le tend.
Je pince le nez du mec et le tend vers le haut, la lame est à plat prés de ses narines.
Je commence à scier son nez, c'est un peu dur avec le cartilage mais j'y arrive.
Enfin là je ne peux plus il bouge trop la tête.
Je jette un regard vers Tom qui comprend et vient immobiliser la tête.
Je finis ma découpe au niveau du nez, l'homme encore vivant cri et pleure, répétant qu'il a des enfants.
Je pose délicatement le couteau sur le lit, et me saisis de la râpe.
Je frotte son visage arrachant sa peau, explosant les veines se sale face...
Ses paupières qui étaient fermé se font lentement déchiquetées, et les yeux commence à être creuser...
Le relief de ses lèvres est rasé.
Il est mort...
Une fois toute trace de peau disparut, je pose la râpe et reprend le couteau.
Je lui ouvre la chemise et grave avec la lame « No body » sur le torse.
Lorsque je torture, je ne suis plus vraiment moi, je suis absent, comme un musicien et son instrument.
Il est « personne » car il n'a plus de visage.


POV TOM
Je trouve si apaisant.
La douleur des autres est pour moi le meilleur remède.
Je ne sais pas trop comment l'expliquer.
Peu être que j'essaye de leur passer ma souffrance ?
Normalement, je ne trouve rien de plaisant à voire quelqu'un se faire tuer, ca m'indiffère.
Mais pas quand c'est Bill.
Ses manières qui traduisent si bien sa folie m'envoutent.
Cette étincelle dans ses yeux.
Celle qui part lorsqu'il repose soigneusement le couteau.
Son ½uvre me donne des frissons.
Car dans ce « personne » je peux placer qui je veux.
A partir de ce corps sans tête je peux former un visage.
Dans ces yeux inexistants je peux voir la couleur que je veux.
Et je peux imaginer mon jumeau.
Pourtant je n'y arrive pas, ce cadavre ne prend pas vie.
La réalité est un coup dur.
Je relève les yeux vers Bill, qui tout comme moi à l'instant d'avant, observe le macabé.
Sa tête se tourne et nos regards se rencontrent.
Il se relève et s'approche de moi, je me hais d'avoir le reflexe ridicule d'ouvrir les bras.
Pourtant il s'y refugie.
Tout va mal.
Serai-je en train de devenir un agneau ?
Et cette envie de le protéger.
Il est comme les autres.
Nan, justement, c'est bien ca le problème.
J'ai l'impression de lui donner mon amour de grand frère.
Mais je n'ai pas le droit !!
Je dois le repousser.
Alors pourquoi je resserre mon étreinte ?
Tout va de travers.
Tout est déréglé.
Je murmure tout bas dans son oreille :
-Mais qu'est-ce que t'as fait de moi ?
Cette phrase sortit par mégarde.
Cette sensation trop étrange.
Et cette relation.
Qui aurait cru que je pouvais m'attacher si vite à quelqu'un ?
Il y avait une semaine, le principe même d'apprécier une personne me révulsait.
-Pourquoi c'est si bizarre ? Murmure Bill à son tour.
Je hausse les épaules.
Le soir ou j'ai emmené Bill au château, je savais que tout changerai.
Mais pas aussi radicalement.
Pas aussi vite.
Pas avec autant de sentiments.
Pas de cette manière là...
Le stress m'envahi, la peur aussi.
De tout.
De l'après.
Maintenant j'ai deux peaux à sauver plutôt qu'une.



Le changement n'est pas toujours agréable.
On n'a pas toujours envie de quelque chose de neuf.
On aimerai garder les vieilles affaires.
Vivre dans le passé est parfois plus simples que d'affronter le présent, et d'appréhender le futur.
Apprendre de nouvelles choses peu être bénéfique.
Il faut y mettre du sien.
Mais quand la situation glisse entre nos mains.
Quand nos repères disparaissent.
Lorsque les piliers qui maintenaient notre vie s'écroulent.
Repartir à zéro sans en avoir envie.
On commence à se laisser aller.
De toutes façons, on verra bien où ca nous mène.
Mais c'est dangereux.
La vie est remplie de petits chemins.
Ils nous amènent tous à la mort.
Leur différence est leur durée.
A force de trop vivre comme ca.
Il y à des risques, de se trouver au bout du chemin.




Joyeuse paques!
Si vous avez des questions n'hesitez pas :D
Ensuite je ne peux pas vous prevenir parce que j'ai telecharger une new version d'internet, et j'en chie des cacahuetes pour faire tout les trucs qui se font normalement en un clic^^
(Si qq a deja eu ce problement quelle est la solution é-è?)

x-bill--rette-mich-tom-x :
Nan je ne vois pas de psy =)
Et oui, les tortures c'est tiré de moi...
Je suis peu être derangé mais ecrire ca, ca me soulage.
Oui c'est vrai...
Mais d'un côté j'ai la phobie des insectes moches, alors ca m'aide a luter contre ma peur.
Je n'ai pas peur des gense moche (xD) donc voila =)

I-m-sick-and-tired:
Nan je rêve pas de ca la nuit x)
Je m'imagine les scène quand je me fait chier en cours!
Alors pour l'autre question je m'identifie plus à Bill.
Je crois que je me suis basé sur ma haine des insectes et ce que je leur ai fait subir pour la fic.
De plus, Tom dans ma fic est relativement discret ce qui n'es pas vraiment mon cas =)
Et nan, tu ne me fais pas du tout chié avec tes questions, je trouve ca agreable d'y repondre!
Pourquoi j'aime torturers les insectes?
Parce qu'ils sont laids, sauf les expetions et que aucune loi l'interdit =)
Nan pas les cocinelles!!
Les cocs' j'peu pas =)

Suite Jeudi!!
Oui je sais, enfin...



EDiT : Coucou, c'est la soeur de Mlle-qui-poste-en-retard ^^''
eeeuh donc, par contre elle a une excuse, elle pas de PC, ni internet la
Mais normalement on a réussi a récupéré le PC! (enfin)
et donc suite se soir ! ^^
bisx

# Posté le dimanche 23 mars 2008 18:50

Modifié le vendredi 25 avril 2008 07:15

chapitre 20

chapitre 20


POV TOM
Notre étreinte se desserre, et nous finissons par n'avoir plus aucun contact physique.
Je baisse la tête, de peur de le voir, qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
Je suis gêné.
-Tom...
Un léger murmure venant de Bill, tellement léger que je me demande si j'ai bien entendu.
Une main sur mon épaule me fait prendre conscience, que, effectivement je n'avais pas rêvé.
Je relève assez lentement la tête, à peine nos yeux se rencontrent que sa bouche se colle violement à la mienne, sans douceur.
Ce geste tellement inattendu me fit tomber sur le tapis.
Bill vint me chevaucher, m'observa juste quelques temps avant de plonger sa tête dans au creux de mon épaule.
Ses ongles se plantaient dans la chaire de mes côtes, tandis que sa langue léchait avidement mon cou, créant chez moi une excitation spontanée.
Qu'il accentua par des petits coups de bassins.
J'avais chaud, je ne savais pas vraiment ce que je voulais, à vrai dire j'en voulais plus.
Je me redressai pour enlever mon tee-shirt, à peine cela fait qu'il mit ses deux mains sur mes épaules pour me rallonger.
Toujours assis sur mon entre jambe, il roulait des hanches sur moi, ses mains parcouraient mon torse, ce n'était pas assez.
-Plus... Demandais-je sur un ton capricieux.
-J'attendais que tu me le demande.
Sa voix si sensuelle ne fit qu'accroitre mon désir.
Il descendit sur mes jambes pour enfin mettre sa tête au niveau de mon sexe.
Il prit son temps pour défaire ma ceinture effleurant plusieurs fois la bosse du jean, trop de temps.
Ensuite il fit lentement glisser mon pantalon, trop lentement.
Enfin je me retrouvai en boxer.
Son jeu m'agaçait autant qu'il m'excitait.
Pris d'impatience je voulu moi-même retirer mon boxer, Bill saisit mon poignet, et son regard me dissuada de tenter d'enlever mon boxer.
Je soupirai, tandis qu'il continuait de jouer avec moi.
Il effleurât du bout des doigts mon érection, sans jamais n'aller plus loin.
Il passa son index sous mon sous vêtement, et pressa lentement sur mon sexe, avant de l'enlever.
-Putain mais tu vas me sucer ! Dis-je complètement à cran.
-Suffisait de le demander.
Il me débarrassa enfin du vêtement qui était selon moi, là depuis bien trop longtemps.
Moi qui me croyais sauver, il reprit sa frustrante torture.
Ses doigts passaient évasivement sur mon érection.
Je cru défaillir lorsque je sentis sa langue sur mon sexe, mais ca ne dura pas.
J'étais crispé, trop frustré, et bien trop excité.
Ce n'était pas assez.
J'allais crier, l'obligeais même s'il le fallait à me tailler cette pipe.
Le seul cri qui sortit de ma bouche ne fit pas de rage mais de plaisir.
Enfin il me suçait.
Ma main glissa dans ses cheveux, j'appuyai pour qu'il me prenne encore plus loin.
Au risque de l'étouffer, je m'en foutais, après ce qu'il venait de me faire subir.
Je finis par enlever ma main.
Il commença alors des vas et viens buccaux que j'accompagnais de mon bassin.
Parfois ses yeux se plantés dans les miens, m'excitant encore plus.
Sa langue était partout, il était si doué.
J'avais l'impression de relâcher toute cette pression accumulé par ce qu'il m'avait fait avant.
Mon souffle devenait de plus en plus rapide, je venais, je le savais.
Je ne savais pas si je devais prévenir Bill pour qu'il s'enlève au moment où j'éjaculerai, mais il ne m'avait rien dit, et puis c'est mieux à l'intérieur.
Ma main vint se perdre dans ses cheveux, les empoignants, et parfois les tirants.
Je jouis enfin, j'eu le reflexe d'appuyer la tête de Bill et de donner un coup de rein en même temps.
Il se releva et se mit à tousser.
Il devait avoir avalé de travers.
Sa toux se calma et il revint sur moi.
-Tu sais que t'as failli m'étouffer ?
Je souris, fier.
-Comme ca tu seras qu'il ne faut pas jouer avec moi.
Je le fais tomber sur le côté et viens me positionner entre ses jambes.
-On peut le faire comme ca ? je demande.
-Comme ca ?
-Oui, sans lubrifiant.
-Mmh, ca risque de me faire un peu mal, mais si tu veux me punir...

Je me penche à son oreille et murmure un « Oui je le veux... »
Je commence d'abord à me frotter à lui, pour être plus dur.
Ce qui ne tard pas à venir.
Je recule un peu, il comprend et écarte les cuisses.
Je rentre assez brutalement en lui, le faisant crier, de tout évidence de douleur.
Ca m'excite.
Je commence des vas et vient toujours brusque.
Bill est séparé entre cris de jouissance et de douleur.
Ca ne fait que m'inciter à continuer, j'adore quand il cri comme ca.
-Han ! Putain ! On t'a...jamais appris la...la délicatesse ?
-T'aimes ?
-Oui !!

Je continu à cette allure, d'ailleurs je me demande où je trouve cette énergie après ce qu'il m'a fait.
Mes mains agrippent ses épaules pour pouvoir aller encore plus loin.
A chaque coup de rein de sens son sexe butter sur mon ventre.
C'est si intense...
Je gémis, parfois je cri, mais j'essaye de ne pas faire trop de bruit pour entendre Bill.
Je mets ma bouche dans son cou, lèche, mord...
J'essaye d'aller toujours plus vite, et plus fort.
Mais c'est dur.
J'ai du mal à trouver mon souffle.
Bill jouit entre nous deux.
Je me sens proche, moi aussi, de l'orgasme.
Seulement quelque vas et viens et je me libère en lui.
Je reste un peu dans cet antre chaud avant de me retirer.


POV BILL
Ouah...
Vraiment une superbe partie de baise.
Je suis extenué allongé sur ce tapis.
Le torse se soulevant de façon irrégulière.
Pendant qu'on le faisait, j'ai décidé de m'ouvrir à lui.
Après tout ca ne doit pas faire si mal...
C'est moi, qui m'invente des choses stupides par peur de souffrir.
Je suis sûr qu'après ce sera mieux...
Ca doit être mieux.
J'ai assez confiance en lui je pense.
J'hésité.
Je tremble...
Tout à l'heure il faisait si chaud.
La température est retombée.
S'ouvrir aux autres ne doit pas faire si mal.
Je roule vers Tom, au moment où je voulais l'enlacer, sa voix, trop froide, résonne dans la pièce.
-Qu'est-ce que tu fais ?
Ma gorge se noue.
Je prend le ton le plus détache dont je dispose :
-J'avais froid, c'est tout.
-Ouais bah... Vas pas t'imaginer que ca va plus loin que la baise entre nous.

Un silence pesant s'installe.
-Je vais me doucher, dit-il en se levant, je hoche la tête.
Déçu, blessé, si, ca fait mal...


Prisonnier des griffes, forgé par la haine.
Comment s'ouvrir si on n'a pas la clef.
Comment accepter, quand bien même on vient vous sauvez, de sortir ?
On voudrait vous déloger, mais vous n'avez qu'ici.
Alors on se tapit un peu plus.
Les griffes se resserrent.

Ouvrir les griffes.
Prendre ce courage.
Etre déçu de ce qu'on voit en dehors.
Alors on se renferme.
Encore plus fort qu'avant.

Il faut sortir de cette cage.
On la connaît déjà trop.
Même si l'inconnu peut faire mal...
On y gagnera plus qu'à mourir là bas.





Hey little populasse
J'ai prevenu les gens en trois partie, hier soir, ce matin et à l'instant...
Donc voila, hier je me suis forcé à ecrire ca, j'ai même cru que j'allais en être degouté (vous savez comme quand on se force à bouffer, apres le truc nous ecoeure)
Mais non ca va =)
Et puis j'ai fait un lemon, comme ca je me suis dit que mon retard passerai mieux xD
Et non mes amis Bill tombe pas "amoureux" c'est compliqué à expliquer...

# Posté le vendredi 25 avril 2008 18:03

Modifié le samedi 26 avril 2008 12:58

Chapitre 21

Chapitre 21
Il tournait comme un vautour dans la salle de bains.
Renversant quelques shampoings en passant.
Et puis ce cadavre, qui était toujours là.
Il le fixait avec des yeux accusateurs, même si ils étaient morts.
Il avait mit un boxer, il ne supportait pas ce regard.
C'était bien trop compliqué pour lui.
Il était en train de changer, et il ne l'assumait pas.
Rien ne se déroulait comme prévu.
Il n'était plus seul contre Edgard...
Enfin ils étaient peu nombreux, et n'avaient aucunes capacités...
Il pourrait tout laisser tomber ?
Tuer Bill, et livrer les autres !
C'est vrai, pourquoi venger un frère mort ?
Il frappa son front de sa main.
Il délirait.
Ses pieds nus marchaient dans le sang à moitié sec, et l'odeur tellement putride de la mort était partout.
Il s'y était habitué.
Et s'il devait faire ca pour éviter Bill, alors ce n'était pas grand-chose.
« Lâche » pensa t-il.
Oui il l'était.
Là il se posa une deuxième question, que dire à Bill ?
Bill.
Il était bien trop compliqué.
Des excuses ne suffiraient pas, et Tom ne s'excuserait jamais.
Il refusait de s'abaisser à ca.
Tom tournait et tournait sans cesse dans la salle de bains, si disant que peu être il avait eu raison.
C'est vrai, après tout il n'était pas un nounours !
Il s'obstina à penser qu'il avait bien réagi.
Alors qu'il continuait de faire les cent pas, Tom glissa sur du sang.
Il tomba sur le mort.
Une peau dure, et froide.
Il partit à quatre pattes, à l'autre bout de la salle de bains.
Les yeux grands ouverts, terrorisés.
Oui, il avait peur.
Il était tombé dessus, mais ce corps tellement dur, n'avait presque pas bougé.
Un frisson le parcourut.
Il eu un hoquet, et senti qu'il allait vomir.
Il se pencha sur les toilettes et régurgita.
Lui, Tom Kaulitz, venait de vomir à cause d'un cadavre.
Chose, qui ne s'était plus produit depuis ses dix ans.
Il pleurait aussi.
Mais ca, il le mit sur le compte de ses renvois.
A ce moment, il ne se comprenait plus.
A ce moment, il se trouvait seul, et il l'était.
Sa solitude, il ne pouvait pas la reprocher aux autres, seulement à lui.
On lui avait tendu les bras, il les avait repoussés.
Une fois son estomac vide, il décida de sortir, il allait appeler quelqu'un pour laver tout ca.
Il n'avait pas peur de Bill.
Même si en tournant le verrou il trembla.
Il entra dans la chambre, et même si l'odeur n'était pas totalement fraiche dû à leurs ébats, il put respirer profondément.
Maintenant, il devait parler à Bill, lui expliquer que quand la personne occupé de nettoyer sera là, il devra se cacher.
Mais Bill était là, lui aussi en boxer, à regarder par la fenêtre.
-Bill je... L'intéressé retourna son visage, ses yeux si perçants firent déglutir Tom, je dois demander quelqu'un pour nettoyer ma chambre, et comme tu n'es pas censé être là...
-Oui, je vais où ?
Bill employé un ton comme s'il était ailleurs, loin dans ses pensées.
-Sous...le lit ? Ca ne te gêne pas ?
Il acquiesça, son silence faisait peur.
A ce moment Tom aurait tout donné pour être dans la tête de Bill.
Et le comprendre.
Mais il savait que ce n'était pas possible, alors il se contenta de demander un service de « nettoyage ».
Qui ne tarda pas.
Bill se faufila comme un serpent sous le lit et Tom enfila un tee-shirt.
Il ouvrit sur une femme de la cinquantaine, qui était plutôt imposante, son visage inspirait la sympathie.
Mais pas celle de Tom, qui refoulait au maximum ce genre de pensées.
Il la fit entrer, puis pris la parole :
-Alors voila, y'en à un sur le lit, et dans la salle de bains.
Elle posa ses yeux sur lui, et il eut honte.
C'est vrai, il était prince, il aurait ou lui ordonner d'arrêter de le regarder ainsi.
Mais elle avait une telle autorité dans les yeux.
Difficile d'aller son encontre.
Il ne dit rien, regardant ailleurs.
Et puis quand elle commença à détacher les liens de l'homme attaché, Tom alla au même endroit que Bill précédemment, et regarda par la fenêtre.
Il entendit le corps glissait, la femme jurait.
Glissait ce qui signifier par terre, elle s'agenouillerait et découvrirait Bill.
Il se releva brutalement faisant tomber sa chaise
-Je vais le faire!
La femme fronça les sourcils.
Mais décida de le laisser faire.
Elle avait des problèmes de dos de toute façon
Tom s'accroupit, et effectivement la femme aurait pu voir Bill, il se sentit soulagé.
Il trainât le corps vers l'espèce de chariot.
Il souleva le macabé frais.
Là ca ne le gênait pas.
Mais pas question de toucher l'autre.
Plus jamais.
-Il venait d'avoir des petites jumelles, soupira la femme de ménage.
Il crispa les poings, elle allé trop loin.
-M'en fous.
Il passa à côté d'elle, lui donnant un coup d'épaule bien prononcé.
Et il retourna s'asseoir.
Elle se dirigea jusqu'à la salle de bains, et ouvrit la porte.
Faisant partager à tous l'odeur de la pourriture.
Mais Tom ne regardait pas.
Il avait la tête tourné vers la fenêtre.
Il ne voulait plus le voir.
Pourtant il entendit la femme qui se débattait avec ce corps trop dur.
Il en frissonnait de dégout.
C'était juste un mauvais moment.
Ca allé passer.
Il entendit la femme faire glisser le corps par terre.
Il imaginait la position crispé qu'elle n'avait pas pu déplier.
Il ferma les yeux.
Une fois débarrassé des deux corps la femme lava toute la salle de bains, et ouvrit la fenêtre pour dissiper l'odeur.
Elle changea les draps, et expliqua qu'elle viendrait demain pour changer le matelas.
Tom s'en foutait c'est à peine s'il l'écoutait.
Et elle partit.
Et Bill ressortit de sa cachette, s'installa sur le lit.
Un silence qui persistait.
Peu être est que lui dire qu'il regrettait arrangerai tout ?
Il n'était même pas sûr de regretter.
-J'ai faim.
Dans un silence aussi totale, rien qu'une parole est amplifiée au point de paraître être un cri.
-Oui, tu veux quoi ?
-Des pâtes.
-Ok.

Tom alla commander, mais rajouta pour lui de la sauce tomate et du parmesan.
Au moment de retourner à sa place, il vit que Bill s'y était assis, et regardait par la fenêtre.
-Tu devrais le dire à ton père...
Tom fronça les sourcils :
-De quoi ?
-Qu'ils vont venir...

Avec cette histoire il en avait oublié les Trofer.
C'était pourtant une menace imminente.

Une guerre se prépare.
Une bataille sans limite.
Le sang qui coulera sur le bitume.
Les morts s'entasseront.
Les gens s'entretueront.
Prit par la folie.
Des cris...
Un vrai cauchemar.
Qui peu être évité.
Par un seul choix.



hey!!!
Oui cette fois j'ai fait aucun POV, ca ne m'inspirait pas, bon sinon j'suis tellement fier d'avoir posté aussi vite, que vous n'avez pas finit d'en entendre parler x)


edit:
Alala...
Je suis surmergé, je n'étais pas la pendant les 5jours, vu que je part le 18 mai en voyage scolaire je croule sous les interros.
Je dois reinisaliser tout mon i-tunes( j'sais pas si vous voyez la galere ue c'est.), désolé pour celle que je lit, ou celle qui me demande de les lire, mais je manque beaucoup de temps!
Je vous promets de faire de mon mieux pour la suite mais rien n'est joué.

# Posté le mercredi 30 avril 2008 16:53

Modifié le mardi 13 mai 2008 15:05

Chapitre 22

Chapitre 22
POV TOM
Je soupire.
Bill regardait par la fenêtre, il pleuvait, il murmure alors :
-La pluie n'est pas silencieuse mais elle dégage quelque chose d'irremplaçable.
-...
-Les gens peuvent-ils parler avec la pluie ? Comme la pluie ?
-Je crois qu'on ne peut que l'écouter
-Un jour, j'apprendrais la pluie.

Il posa sa main sur la vitre laissant sa marque dans la buée.
Mais comme dans chaque moment tranquille, quelqu'un vint tout gâcher.
-Le dîner est derrière la porte.
Je devinais alors la femme courir le plus loin possible de ma chambre.
Ca me faisait sourire de provoquer une telle peur chez les gens.
J'allai chercher le plateau et revint.
Le repas se déroula en silence.
Un poids sur ma poitrine depuis ce que je lui avais dit.
Prit d'énervement je lançai le couteau qui alla se planter dans le mur juste à côté de sa tête.
Il ne bougea.
-J'en peux plus ! C'est aller trop loin !
Il essuya sa bouche et remonta ses yeux vers moi.
-Il fallait y penser avant.
Il reposa ses couverts, et sortit dans la salle de bains.
Sensation désagréable d'être un couple se disputant.
C'est une erreur commune.
Je n'ai pas envie de changer !
Je veux rester celui que je suis.
Mais c'est trop tard.
A cause de lui !
Je me lève et balance le plateau.
Je décroche le couteau du mur, et le relance.
Ca ne me ressemble pas.
Avant je n'aurai jamais gardé un problème.
Tout serait plus facile sans lui.
Pourquoi je m'en encombre, je devrais juste le lâcher.
Je soupire fortement, si seulement je pouvais.
Je suis perdu.
Et je ne pense pas qu'il existe d'autres mots.
Mon assurance m'a abandonné sur la route de la vie.
Et ce n'est pas le moment.
Il faut que je la rattrape.
Alors que je voulais m'asseoir quelque chose me dit d'aller dans la salle de bains.
Qu'est-ce qu'il fait là bas.
La douche n'est même pas allumée.
Je colle mon oreille à la porte, et j'entends.
Le bruit doux d'une lame sur la peau.
Je le reconnais entre milles.
J'ouvre la porte, Bill sursaute et lâche un couteau.
Je reste un peu bloqué devant ses poignets un peu entaillé.
Il lève son regard vers moi et sourit, il me tend ses poignets :
-Ca fait mal...
Figé, les yeux exorbités.
-Reste pas comme ca Tom, c'est juste du sang, tu aimes le sang Tom.
Il en met sur ses mains et caresse mes joues, me laissant des marques rouges.
Il en applique sur ma bouche.
Je ne bouge pas, paralysé...
Il m'embrasse en surface.
Il ramasse le couteau et se met derrière moi.
Il plaque la lame du sens non coupant.
-Dis Tom tu t'en rappelles ? Tu ne m'as pas tué et moi non plus. Il fait le revolver avec ses doigts et le colle à ma tête, pan ! Il rigole.
J'avale ma salive difficilement n'aimant pas cette position.
Un souffle chaud dans mon cou, un murmure :
-Dis Tom je te fais peur ? Alors dis moi pourquoi tu as fait ca ?
-...

Mon rythme cardiaque s'accélère. Il lâche le couteau qui tombe par terre, puis dans un sourire que je qualifierai presque de désolé, il me dit :
-Oui Tom tu as peur et c'est malheureux, tu es tellement lâche que tu préfère que je te tue plutôt qu'assumer tes faiblesses. Je sens ses mains entourer mon ventre, et sa tête se coller contre mon dos.
Je pose à mon tour mes mains sur les siennes.
Sur le coup pas sûr d'avoir fait le bon choix.
Il me sert plus fort, et me dit merci.
Si lui a le courage de montrer qu'il tient à moi alors je dois faire pareil.
-Je ne sais pas où ca nous mènera Bill, et j'ai peur, parce qu'il n'y a plus d'échappatoire.
Enfermé à deux dans une bulle.
La peur au ventre.
Et puis il y a cet autre truc...


POV BILL
Je ne sais pas comment me sentir.
Bien ou mal ?
J'ai peur d'être partit dans ma folie, comme si souvent.
D'avoir trop dit ce que je pense.
Mais pourtant il est là.
Une drôle de sensation dans mon ventre.
Indescriptible.
Je suis incapable de dire si c'est agréable ou l'inverse.
Je le sens partir de mes bras.
-Reviens...
Mais il se penche juste et prends le couteau que j'avais lâché plus tôt.
Il se retourne face à moi.
Il me fixe tandis qu'il se scarifie ses deux poignets.
Un regard si intense.
Mon souffle est saccadé.
Il prend mes mains, encercle nos doigts et colle nos poignets, mélange notre sang.
-Oui Bill tu as raison, j'aime le sang.
Les yeux toujours ancrés dans les siens je souris.
Et comme pour nous accompagner un orage éclate.
Sur cette ville si grise.
Je me sens un peu coupable.
Moi qui m'étais promis de jamais ouvrir mon c½ur.
Alors que j'ai l'horrible sensation de chasser mon frère pour y mettre Tom.
Mais je n'arrive pas à me sentir coupable.
Je sens les lèvres de Tom se poser sur les miennes.
J'apprécie ca sûrement plus que je ne devrai.
Mais je ne peux pas m'en empêcher.
Si je pourrais.
Mais je ne m'infligerais pas ca.
Ne me l'enlevait pas.
Ca me détruirait.


L'eau lentement s'écoule sur le béton.
Laissant derrière elle l'odeur du goudron mouillé.
Quelques corps sans vie se font lentement nettoyer.
L'eau passe, légèrement rosé, lavant les pêchers.
Elle suit lentement son cours dans le caniveau.
Tombe dans les grilles d'égouts, d'où s'échappe l'odeur des corps qu'on y entassent.
Un coup de tonnerre si puissant.
A en faire trembler les morts.
Pourtant ceux-ci ne bougent pas.
Pour la plupart les yeux encore ouverts.
La pluie sur leurs joues pourrait faire croire qu'ils pleurent.
Et leurs yeux qui semblent être si loin.
La pluie cesse doucement.
La nuit arrive doucement.
Dans les rues des ombres fuguasse passent.
C'est à eux d'entrer en scène.
Les corps se font trainer sur le bitume.
Certains seront mangés, d'autre violé.
Pourquoi gâcher ?
La pluie était leur ultime caresse.
Pour certains la plus douce de leurs vie.
Car ici la mort ne commence que quand le corps disparaît.



Hhhahahahha ^^"
Ca fait...longtemps...
=)
Oui bon d'accord j'suis une grosse fiente --"
Si vous avez des questions, si vous voulez m'engueuler ou autre je suis tout ouïe...

# Posté le jeudi 29 mai 2008 15:39

Modifié le lundi 02 juin 2008 12:58

Os: L'autre face du monde qu'on ne veut pas voir.

Le matin d'un 13 décembre 2002, deux garçons marchaient dans la rue.
Un qui grelottait plus que l'autre, et rompit le silence de ce matin d'hiver :
-Pourquoi elle nous envoie chercher le pain ? Y'a qu'elle qui voulait en mangeait !
L'autre sourit et répondit :
-Tu dis ca Bill, mais quand y'en a t'es bien content.
Le dit Bill jeta un regard noir à son frère.
-Tu me fais chier Tom, de toute façon, ca n'explique toujours pas pourquoi NOUS on doit aller le chercher !
Tom abandonna, borné comme l'était son frère, mieux valait ne pas chercher plus loin.
Leurs visages similaires se tournèrent l'un vers l'autre, et leurs yeux se connectèrent.
Ils sourirent.
Bill se demanda comment les gens faisait sans frère jumeau, parce que lui sans Tom, il était perdu, et c'était réciproque.
Alors peu être que les gens était tous perdu au fond ?
Il soupira, ce n'était pas à 12 qu'il devait commencer à se poser des questions philosophiques.
-Attention Bill !
Le concerné se sentit tiré en arrière.
-Quoi ?! Dit-il énerver se retournant vers son frère.
-Y'avait du goudron frais.
En regardant devant lui, Bill ne put qu'approuver les dire de son frère.
-C'est trop cool, murmura t'il, passionné.
Ils se retournèrent l'un vers l'autre, échangeant un sourire complice.
-On va laisser nos traces, comme les stars d'Hollywood, s'enjoua Tom.
-Ca va niquer nos chaussures.
-C'est le prix d'une marque éternel
, continua Tom sur sa lancée.
-On dira à maman qu'on n'avait pas vu.
Ils levèrent le pied tout les deux, Bill lança un regard entendu à Tom :
-Prêt ?
-Ouais !

Ils entamèrent le décompte à deux :
-1...2...3 !
Ils plongèrent leurs pieds dans le bitume, et les ressortirent seulement quelques secondes après...

Martin Heavier était un homme de quarante cinq ans, célibataire, et sans enfants.
Depuis quelques années les cheveux avait déserté le haut de son crâne.
Ses yeux étaient gris derrière ses lunettes carrés.
Il était de taille moyenne, un peu rond.
Les gens avaient tendance à le qualifier de gentil, gentil ennuyeux.
Ils s'arrêtaient bien sûr sur leur première entrevue pour affirmer ca.
C'est vrai qu'avec ses allures de fonctionnaire allemand banal, sa voix calme, personne ne voyait en lui ce qu'il était.
Martin souffrait d'une maladie mentale.
Il le savait, mais il n'était pas question de se faire soigner.
Il vivait avec ca, et n'avait pour l'instant fait de mal à personne.
Il savait bien que c'était immoral, lorsqu'il recevait ce magasine d'habit pour enfants, qu'il se précipitait vers sa boite aux lettres, le cacher sous sa veste, rentrait dans sa chambre.
Quand il l'installait sur son lit, et qu'il allait à la page « lingerie », lorsqu'il voyait ce petit garçon en slip souriant.
Image banal ?
Pourtant pour lui, c'était de la pornographie.
De la sueur coulait de son front, il desserrait son col, il haletait regardant les pages tour à tour.
Alors il se masturbait.
Remettait ensuite le magasine soigneusement sous son lit avec les autres.
Prenait sa valisette en faux cuir, et partait souriant au travail.
Pourtant ce matin il croisa le chemin de deux garçons.
Il s'amusait avec le bitume frais.
Il refît plusieurs fois le tour, pour pouvoir passer encore devant eux.
Dans sa tête s'échafaudait un plan.
Alors il finit par se garer près d'eux et alla les voir.
Il savait bien que de nos jours on appâter plus les enfants avec des sucettes, il avait une meilleur idée.
-Que faites-vous ?
Les deux garçons sursautèrent et se retournèrent vers lui.
-Euh...
Il comprit alors qu'il s'agissait de jumeaux.
Même si leur style était différent, leur ressemblance était là.
Il aurait voulu emmener les deux, mais ce serait trop dur.
-Je suis de la police, et vous n'avez pas le droit de faire ca !
-On est désolé
, lui dit celui qui portait du maquillage.
-Je dois emmener un de vous deux au poste.
Ils tombaient dans le panneau, la chance lui souriait enfin.
Il regarda celui avec du maquillage, c'est lui qu'il prendrait.
Il lui saisit le poignet :
-Aller, on va à la gendarmerie.
Bill lança un regard vers son frère.
-Tu attends ton frère là ! Dit Martin, il pensait que le temps qu'il comprenne, il serait loin.
Bill monta docilement à l'arrière de la voiture, il sourit à son frère comme pour lui dire que tout irai bien.
La voiture démarra.
Tom se sentit mal, son ventre se serrait de plus en plus.
Debout attendant.
Mais il comprit vite qu'il fallait prévenir sa mère.
Il se rappela ce qu'elle lui disait.
Alors, au lieu de rester là il couru jusqu'à chez lui.
Son c½ur battait fort, et c'était douloureux.
Il arriva à la maison, et cria désespérément.
Sa mère arriva en trompe, surprise, horrifié de voir son fils dans un tel état, surtout que Bill n'était pas là.
-Tom ?! Qu'est-ce qu'il y a ?
Il partit dans des explications, Simone comprit qu'un policier avait emmené Bill.
-Tom calmes toi... On a juste à appeler la gendarmerie, et tu retrouveras ton frère.
Mais Tom ne se calmait toujours pas.
-Mais...Tu ne comprends pas ! Je...je ne suis même pas sûr... que...que c'était un policier !!
Elle fut à son tour prise par l'angoisse.
Avec tout ce qui se racontait de nos jours, les enlèvements d'enfants étaient si fréquents.
Elle se jeta sur le téléphone, composa le numéro de la police.
Une voix féminine lui répondit :
-Oui bonjour, que pouvons nous faire pour vous ?
La voix tremblotante de Simone s'éleva :
-Avez-vous arrêté mon fils, il s'appelle Bill Kaulitz.
-Non aucune arrestation ce matin.

Un mal être arrivait en elle, lui prenant le ventre, non, on lui mentait !
Ca ne pouvait pas être vrai !
-Oh mon dieu, murmura t'elle.
-Madame ?
-On a enlevé mon fils
, elle essayait de garder son calme, il le fallait.
Les yeux de Tom s'agrandirent, il croisa le regarde de sa mère, qui se tourna, pour ne pas avoir à l'affronter.
-Je vous mets en liaison avec un inspecteur.
Heureusement ca ne tarda pas.

L'inspecteur Monicht se faisait rattraper par la cinquantaine.
Dans ce petit bled, il n'y avait jamais eu rien d'intéressant.
L'enquête la plus palpitante dont il est eu à se charger était pour une histoire de chien, et remontait à plusieurs années.
Tout les matins, en se vérifiant dans la glace, il soupira en se disant « Alalla Antoine, tu aurais pu avoir une carrière brillante ».
Mais le destin en avait voulu autrement.
Il attrapa son chapeau sur le porte manteau, et sortit.
« Il fait froid ce matin » pensa t'il.
Il chevaucha son vélo et partit à la gendarmerie non loin de sa maison.
Malgré son salaire convenable, il se déplaçait toujours en vélo, pas pour des raisons économiques mais écologique.
Ce matin là, il ne se pressa pas.
On n'avait jamais besoin de lui.
Mais il arriva tout de même à l'heure.
Comme d'habitude il salua la secrétaire, et alla dans son bureau.
Il s'installa confortablement dans son fauteuil et attendit.
L'ennui le gagnait déjà.
Il passait son doigt sur la plaque couleur or, où était gravé son nom.
Il devenait de plus mélancolique chaque jour.
Il soupirait en repensant à tout ce qu'il avait sacrifié pour faire ses études, tout ce qu'il avait donné en effort pour réussir.
Tout ca, pour rien.
Rester une journée sur un fauteuil, dans un bureau qui sentait le café et la poussière.
Sursautait à chaque coup de téléphone en pensant que sa vie prenait un nouveau carrefour.
Rien n'était jamais venu, et ca le désolait.
Or, ce matin là, il y avait quelque chose qui se préparait.
La voix de la secrétaire résonna dans l'interphone :
-Une urgence Monsieur.
- Passez-moi la ligne.

« Que ce passait t'il ? Le chat de la mère Henriette s'était-il encore coincé dans un arbre ? »
Pourtant quand une voix effondrée se fit entendre, quand il demanda de lui raconter ce qu'il se passait, et que la femme commença, il comprit que c'était beaucoup plus grave qu'une histoire de chat.

-Ce n'est pas par là la gendarmerie.
Bill lança un regard méfiant à l'homme dans le rétroviseur.
Il ne répondit rien, alors Bill essaya d'ouvrir sa portière, il commençait à avoir peur.
Mais celle-ci était fermée.
Il cria, puis essaya d'étrangler l'homme qui conduisait.
Déstabilisé celui-ci se gara.
Il se retourna et gifla Bill.
Qui, retenta d'ouvrir la porte.
Il criait, suppliait, pleurait.
L'homme avait l'air de réfléchir, peu être allé t'il le laissé partir ?
Une once d'espoir traversa Bill.
Il sortit de la voiture, ouvrit la porte de Bill.
Il retenta de partir, mais l'homme le retenait.
Martin regardait de droite à gauche, rien.
Il sortit Bill de la voiture, l'enfant se débattait, mais en vain.
Il ouvrit le coffre, et, avec beaucoup d'effort réussi à mette le gamin dedans.
Il le referma, et entendit les coups provenant de l'arrière de la voiture.
« La musique couvrira le bruit ».
Et il repartit, au volant de sa voiture, vers chez lui.

On toqua à la porte.
Un homme ouvrit.
-Oui je suis l'inspecteur...
On le laissa entrez.
Antoine serra la main de celui qui lui avait ouvert :
-Vous êtes ?
-Gordon, le beau père de Bill.

Gordon fit signe à l'inspecteur de le suivre jusqu'au salon.
Ce qu'il vu lui fit un choc.
Un salon ravagé, un garcon dans un coin qui pleurait, et une femme qui tournait dans la pièce en pleurant et se rongeant les ongles.
Gordon s'installa dans le canapé, mis sa tête dans ses mains.
L'inspecteur se sentait de trop.
Comment leur poser des questions à eux qui semblait si loin ?
Il se dirigea vers l'enfant.
Il s'installa en face de lui.
-Tu sais ce qui s'est passé?
L'enfant hocha la tête.
-Tu me raconte ?
D'une voix chevrotante il commença son récit, énumérant tout ce dont il se rappelait.
L'inspecteur écoutait tout très attentivement.
Une fois fini, il reprit la parole :
-Tu te rappelles du visage de l'homme ?
Le garçon refondit en larmes.
-J'y arrive pas, c'est...ca reste coincer...
Comment Tom pouvait lui expliquer ce qu'il ressentait, à vrai dire c'était comme avoir un mot au bout de la langue.
Il se sentit soulever et secoué.
C'était sa mère.
C'était Simone qui avait tout écouté, et qui était à bout.
-Tu dois te rappeler Tom !! Tom !! RAPELLES TOI !!
Il se sentait impuissant.
Il était blessé.
Il avait l'impression d'être coupable.
Gordon sépara Simone de son fils.
Qui pleurait encore plus fort.
Il se détestait.
Et avait l'impression que sa mère aussi.
Il se sentait si mal.
Et ne savait pas comment évacuer tout ca.

Martin rentra dans son garage.
Coupa le contact.
Il resta un moment sur son siège, plus de bruit dans le coffre.
Il ouvrit sa porte, un immense sourire sur le visage.
Il se mit en face du coffre, qu'il ouvrit à son tour.
Bill pleurait, fatigué et las d'avoir crié et frappé contre le métal du coffre.
Il se sentait si nul, mais n'arrivait pas à se débattre quand il le prit dans ses bras.
Il détestait l'odeur de cet homme.
La peur était là.
Il se reprit et réessaya de se débattre.
Mais il n'y arriva pas.
Ils descendirent à la cave.
L'homme allongea Bill, qui essayât directement de se relever.
Mais il le rallongea, s'asseyant sur son abdomen, retenant ses bras sous ses jambes.
Sa main passa dans son cou, sur ses joues, sur ses lèvres.
Il n'avait jamais trouvé de peau si douce.
Pour Bill c'était tout le contraire, il était répugné de ses caresses.
Les mots doux qui sortaient de sa bouche sonnaient faux.
Bill cru qu'il allait vomir lorsqu'il comprît ce qui allait se passer.
Et pourtant malgré tout les efforts qu'il donnait, il restait sous cet homme
Témoin d'une scène ou il était impuissant.
Il allait se faire briser, et ne pouvait rien y faire.

Tom se sentît tout d'un coup très mal il se crispa.
Et cria.
Sa mère et l'inspecteur discutait.
L'ambiance était si sinistre.
Les trois adultes se retournèrent vers l'enfant qui se mordait les lèvres.
-Tom qu'est-ce qu'il y a ?
-Il lui fait du mal maman... Je le sais, je le sens...

Simone réprima un sanglot, puis alla enlacer son fils.
Ils laissèrent tous deux libre cour à leur souffrance.

Seul dans une cave, sur un vieux matelas puant.
Hanté par des souvenirs qui ne s'effacerait jamais.
Recouvert d'une couverture inconfortable qui grattait.
Il pleurait plus seul que jamais.
Pourquoi les gens sont comme ca.
Pourquoi lui ?
Il voulait juste partir.
Mais il était piégé.
« Tom, j'ai besoin de toi pourquoi tu n'es pas là ? »

Le monde ne laisse plus place à l'innocence.
Il ne faut jamais l'oublier.




Voila, je sais je devrai ecrire ma suite, mais j'avais envie d'écrire ca, vieille idée, et il fallait que je la fasse =)

Je doute que beaucoup le lise, en général on lit pas les OS mais c'est pas grave x)




Merci pour tout =D
Vous voulez en general une suite...
Et bien je verrai si l'envie m'en prends, (je pense qu'il y en aura une ;-) )



SUITE ICI

# Posté le mercredi 04 juin 2008 16:30

Modifié le mercredi 31 décembre 2008 09:07